« Absurde » est le mot qui convient sans doute à tout ce qui arrive au pays,  à « notre » pays. On ne parvient plus à expliquer, à comprendre ; plus à définir les problèmes, le pourquoi, le comment. Se mêlent les rumeurs, les erreurs, les clichés : on ressasse le passé sans en tirer les leçons, on se lance dans des fuites en avant sans visions. Tout cela confirme hélas le mot de Napoléon : »En politique, une absurdité n’est pas un obstacle ! » Et pourtant, des pages entières de notre presse (dans les deux langues) sont remplies de témoignages de bon sens, d’appels à la raison et même de solutions ; remplies aussi de l’indignation montante des citoyens, qui peut se muer bientôt en colère. (Si on m’avait dit que j’allais consacrer mon écriture et mon temps à disserter sur ces sujets politiques, je ne l’aurais jamais cru !) Tout le « brouhaha » actuel serait donc parti d’une vieille rancoeur, d’un mépris (à une époque donnée et dans un contexte donné) vis-à-vis d’une langue, qui se trouve aujourd’hui être parlée (après avoir été élaborée assez récemment) par ceux qui peuvent enfin se venger de ce passé ? Est-ce possible ? Oui, la médiocrité, le manque de hauteur d’esprit existent bien. Puisque BdW aime le latin (en plus de « passer » à la télévision, une passion qu’il a en partage avec les candidats de la télé-réalité), voici une phrase à méditer « Difficiles nugae » et de manière plus complète « Turpe est difficiles habere nugas », soit « Il est honteux de s’appliquer laborieusement à des niaiseries ». Qui va enfin prendre de la hauteur ? Qui va enfin dire fort et clairement ce que nous sommes, – la majorité ! -, à penser depuis quelques années ? Nous voulons vivre en paix ! Nous voulons vivre dans le respect des autres ! Nous voulons être heureux ! Voilà ce que nous demandons à nos « élus » ! Et ce ne sont pas des niaiseries ! Et pour ce qui est de la « frontière » (Oh ! Ce terme de « frontière »… qui évoque les barbelés, la répression, les murs, le repli sur soi, l’intolérance…), souvenons-nous de cette si belle réflexion de l’artiste (mais comme ils sont méprisés par beaucoup de politiques pour leur liberté justement !) Pablo Casals : « Rien n’est plus naturel que d’aimer son pays, mais pourquoi notre amour connaît-il des frontières ? »

Merci Pierre Kroll pour ceci et pour toutes les illustrations de l'actualité !

 

 

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