Il est normal qu’à l’approche d’une fête de renouveau (c’est le cas au printemps aussi), nous pensions à ranger, à classer, à choisir, à jeter. Nous sommes occupés de remonter de la cave une à une des caisses de rangements avec des documents anciens : des textes, des manuscrits (que je garde), des lettres (que je trie), des photos (auxquelles je donne un sort différent : donner, par exemple aux enfants, jeter, garder et scanner (j’ai ainsi gardé sur un CD une série de photos particulières des années 68, des débuts à la radio, etc ! voir ci-dessous l’illustration). Comme je parle souvent d’évolution, l’image s’impose à moi de la mue du serpent et du rejet de son ancienne peau ! Alors, je sais, certains me conseillent de tout garder, car plus tard certaines choses prennent de la valeur. Mais je n’ai pas l’âme du collectionneur, c’est-à-dire de celui qui garde en espérant un profit plus tard, et ce que je garde éventuellement (très peu !) est lié à l’émotion entre autres.  Il faut savoir se délester d’une partie du passé pour mieux avancer, continuer sa montée vers… vers quoi ? C’est l’unique question des philosophes et de tous les humains généralement. Le doute ! ça me rappelle un poème enregistré sur fond musical sur un des premiers disques de Jacques Brel dans les années 50 et intitulé « Dites, si c’était vrai ! » Et cela parlait de la fête de Noël !

En 1964, première émission en duo avec Jacques Careuil... J'avais 21 ans !

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