Ce week-end, nous avons installé le sapin de Noël. Quelques mots à ce propos pour me distraire et ne plus trop m’énerver en lisant les articles et les déclarations diverses sur notre pays et sa politique ! (Aurons-nous d’ailleurs droit à cette ancienne « trêve de Noël », que déjà des commerciaux avaient modifié en « trêve des confiseurs » ? pas sûr du tout !) Donc, Noël (un des enfants a ce prénom) a apporté le sapin qu’il a choisi avec soin. Les boîtes des décorations ont été remontées de la cave et c’est une des petites-filles qui a pu nous aider à placer les guirlandes de lumière, les boules multicolores, les paillettes, la neige et autres anges et papillons dorés ! Cette poésie de Noël me touche depuis toujours, malgré parfois sa démesure (les artères vraiment surchargées), son côté kitch (les pères Noël sur les balcons ou les illuminations permanentes sur les maisons particulières). C’est pour la Noël que j’ai pu (une unique fois !) chanter en soliste au cours de la messe de minuit un chant en chti mouscronnois ! C’est lors d’un banquet de Noël qu’en voulant recoller la tête d’un mouton en plâtre devant la crèche, j’ai mis le feu à l’ouate représentant la neige et provoqué un début d’incendie dans la maison familiale ! (ma famille scoute a réagi tout de suite avec des seaux d’eau et je fus puni – dans la cave à charbon !). C’est Noël qui apportait ses contes lus merveilleux : ces messes de minuit du curé de Cucugnan ou cette si triste petite fille vendeuse d’allumettes… Bien sûr, il y a aussi les gospels, les bons sentiments, toute une imagerie (le pire et le meilleur : Petit papa Noël, White Christmas…), mais ce qui surnage c’est une forme d’innocence, de féérie, d’envol dans une autre dimension, d’espoir aussi et de renouveau… Jacques Brel avait enregistré à ses débuts un texte qui s’intitulait « Dites, si c’était vrai ? » à propos de cette fête et qui traduisait ce que les adultes ressentent parfois dans le doute. Et puis, c’est toujours à Noël que ma mère chantait « Trois anges sont venus ce soir m’apporter de bien belles choses… » de sa voix aigüe qu’avaient les dames qui chantaient à cette époque. Elle qui, chaque année, pendant plus de vingt ans, nous expliqua autour de la table de Noël qu’il fallait bien vivre ce bonheur d’être tous réunis car il n’était pas certain qu’au Noël suivant elle serait toujours de ce monde !

Les premières décorations sur le sapin de Noël !

 

 

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