Hier, j’avais rendez-vous avec Jean-Luc Fonck pour un projet de scène commun. « Mais je ne suis pas chanteur », lui dis-je. « Moi non plus ! » réplique-t-il… Et pourtant, après l’expérience de « Mercier : Go home » à la Toison d’Or, il y a un an, l’envie de scène et de ce contact privilégié avec un public est bien présente. Nous travaillons donc à un spectacle en duo (chansons tristes – pour le contrepied et le fou rire assuré – et anecdotes, histoires, improvisations…) qui devrait se créer à Bruxelles, puis tourner, puis éventuellement exister en dvd, etc. Suis emballé ! (Cela dit, nous nous produirons ensemble dans « Mercier : Go home » à Mouscron le 4 février (056.860.160)… Si le coeur vous en dit !  Pendant que nous discutions dans le QG de Jean-Luc (près de sa maison de production) à l’Altitude Cent à Forest au « Schieve lavabo » de notre amie Sissi, une jeune femme à l’extérieur, dans le froid, peignait sur son échelle des boules de Noël multicolores sur les vitrines. (Je mettrai cette scène dans mon roman actuel !). Elle souriait en nous regardant rire à l’intérieur. Quand elle est rentrée, elle m’a expliqué que j’avais été en classe avec son père, Arnold… Emballement du temps ! Souvenirs estudiantins qui reviennent ! Comment aurions-nous pu imaginer tout ce parcours, alors que nous n’avions pas vingt ans !… Plus tard, en traversant Bruxelles, je suis arrêté à un feu rouge et un SDF en chantonnant passe d’une voiture à l’autre. Je baisse ma vitre. Je cherche de la monnaie pour acheter son journal. (Pourquoi a-t-on inventé cette mini-poche dans les jeans, où il est difficile, assis dans sa voiture, d’y retirer les pièces de monnaie avec ses doigts… pour qu’on donne un billet sans doute ? Alors c’est bien !)… Pensées pour ceux et celles qui sont victimes de ce froid, qui ont passé le pas et osent tendre la main, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire pour survivre un peu !

A la fin du spectacle de "Go Home" face à notre public ! ...

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