L’art et la science sont les deux façons de se rendre compte que le monde est inépuisable. Une des belles idées du dernier livre de Jean d’Ormesson. J’y reviens à ce « C’est une chose étrange à la fin que le monde », dont voici le quatrain complet : « C’est une chose étrange à la fin que le monde – Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit – Ces moments de bonheur ces midis d’incendie – La nuit immense et noire aux déchirures blondes. » La différence entre l’art, la poésie, et la science : « Ceux qui découvrent détruisent le système qui le précède. Ceux qui inventent ne détruisent pas les oeuvres qui les précèdent ». A propos de poésie, quelle grande joie de se retrouver dans une anthologie de poésie. Ce n’est pas la toute première fois, mais là, c’est quelque chose ! Il s’agit du 300° livre de la collection « Espace Nord » (La Renaissance du Livre), intitulé « Piqués des vers » et qui propose très précisément 300 poètes belges. 300 coups de coeur poétiques, choisis entre autres par Colette Nys-Mazure et Christian Libens. Un joli détail, les auteurs sont placés par année de naissance, mais sans indiquer s’ils sont encore de ce monde, histoire de leur donner déjà une forme d’éternité ! J’en parle un peu plus par ailleurs dans « lireestunplaisir ». Un seul extrait, de Norge : « Une chanson bonne à mâcher / Quand il fait noir, quand il fait peur, / Comme à la lèvre du vacher, / La fleur« …. De façon étrange, ce texte a été mis en musique un jour, de même le texte choisi en ce qui me concerne a aussi été mis en musique par Nara Noïan sur scène dans « Mon jardin secret » : « Dans ta voix (…)  Dans un éclat de rire / le soleil m’éclabousse : / Je sais que tu penses à

L'amour et la poésie donnent un sens à la vie !

moi. »

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