Il paraît que cela pourrait être inné, cette tendance à positiver, à être optimiste. Je sais, pour ma part, que je l’ai, en tout cas, confortée au fil des épreuves, des obstacles, des revers, des chagrins. A chaque fois, j’essayais de tourner la page et de regarder au-delà, me doutant qu’autre chose de beau, voire de mieux, arriverait. Dans mon souvenir, ce fut toujours le cas. Mais on sait aussi que le cerveau accommode les souvenirs pour les rendre supportables, agréables, à notre esprit. Quoi qu’il en soit, j’aime qu’il en soit ainsi. C’est l’automne, cette saison qu’on vit souvent de façon mélancolique car la nature, le temps, les arbres dépouillés nous y invitent. Pourtant, j’y vois la beauté des couleurs, la tension des transitions – entre chaleur et froidure – et des passages. Je vis l’émerveillement de l’évolution des choses, tout en remarquant la solidité de celles-là. Pour être clair, et en référence à la campagne « Testament.be« , le tronc de l’arbre, ses branches sont bien solides, centenaires, et les feuilles roussissent, rougissent parfois, et tombent; pour laisser la place à de jeunes pousses au printemps qui viendra. Mon nouveau roman commence à l’automne, parce que je l’ai commencé il y a quelques jours seulement et que c’est une source d’inspiration, un décor que j’aime pour y faire évoluer mes personnages. J’y parle des arbres qui se déshabillent comme des filles… Voici une des premières phrases : « Les feuilles, qui encombrent encore le trottoir, crissent sous ses chaussures et lui rappellent ses années d’enfance. » Ce matin, alors que je sais (le travail s’est effectué dans mon esprit durant la nuit) à peu près ce que mes personnages vont se dire et vont faire, je suis heureux de cette création, de cette possibilité de faire naître, de créer. Je positive !

Même le vert des nénuphars change...

 

 

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