Quand on avance dans un roman, non seulement l’idée, le cours de l’histoire, l’ensemble doivent avancer avec cohérence, mais les détails doivent également s’intégrer « normalement ». Par exemple, le prénom des personnages. Il est intéressant d’imaginer le prénom qui colle au personnage décrit. Ce peut être l’inverse aussi ! Avec la facilité nouvelle des outils informatiques, comme vous le savez, on peut changer d’un coup dans tout le texte le prénom d’un personnage, alors que je me souviens d’une période où il fallait retaper à la machine, d’une autre où le Typ-Ex avait un rôle important, etc. Pour rester dans l’anecdote, je me souviens d’un début de roman, que j’avais évoqué avec Juan d’Oultremont. Mon héroïne américaine se prénommait Meredith. Il s’en est tellement moqué (il la voyait plutôt dans un feuilleton débile américain!) sur antenne, que j’ai dû changer de prénom, le discrédit était devenu réel, pour moi aussi ! En ce qui concerne mon nouveau roman, toujours sans titre, c’est en remontant (pour autre chose) dans mon arbre généalogique que j’ai découvert une série de prénoms du 18° et 19° siècles qui me paraissent pouvoir habiller mes futurs personnages : Valère, Pélagie, Zulma, Désiré, Vital… Et puis mon grand-père maternel, architecte mort jeune, avant que je ne naisse, a donné son prénom à « Maître Gustave » !

Gustave Fache, mon grand-père architecte !

 

 

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