Après ces échanges polémiques (ici ou sur FB) nombreux autant que passionnés, je me réveille plus serein. L’aube pour cela est le terrain idéal pour faire le point. Dans le silence. Que s’est-il passé ? Quel emballement soudain et si vif autour de cet extrait du spectacle de Philippe Geluck diffusé au JT ! Une sorte de malentendu, de quiproquo, né du mauvais choix de la séquence. Des amis journalistes me disent que c’est ainsi qu’on procède depuis si longtemps: un choix provocateur pour attirer l’attention plutôt qu’une synthèse intelligente du sujet… C’est vrai, je dois être resté « idéaliste », encore dans un schéma non destructeur et humaniste. Cela dit, je me suis donc retrouvé à discuter, à répondre à des questions, à scruter des attitudes politiques, ce qui n’est pas mon rôle et, de toutes façons, ne me plaît guère. Mais, en y réfléchissant, je crois qu’avant tout c’est la défense d’un ami contre la méchanceté, l’injustice, la médiocrité qui m’a fait sortir de mes gonds. Car le spectacle « Je vais le dire à ma mère » de Philippe est original, drôle, intelligent, surprenant et c’est ce qui compte ! J’ai passé au Magic Land Théâtre une soirée chaleureuse et enrichissante, comme rarement. La pièce se joue à bureaux fermés… Pas de souci !  Bon, donc l’émotion m’a submergé. C’est que je suis encore très vivant, pas blasé, pas engoncé dans une routine « fin de vie » ! 😉 Pourtant je tourne la page, je suis déjà et bien vite retourné dans mes lectures (Ferry, Nietsche et Cyrulnik encore !) et dans mes projets créatifs : deux nouveaux spectacles, entre autres, et la préparation de conférences. J’essaie surtout de me concentrer sur l’essentiel : l’amour et la manière la plus élégante de continuer cette dernière partie de vie. (Si, si, je suis optimiste.) Dans « Du bonheur d’être fragile », Jean-Claude Liaudet écrit : « Chaque fois que nous reconnaissons et acceptons notre fragilité, nous gagnons en maturité. »

L'automne dans mon jardin, la fragilité...

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