Voici seulement quelques réflexions sur la « fin de la vie ». Un sujet qui m’intéresse forcément…  Non pas pour redire encore une fois que notre vieillissement  n’a plus rien à voir avec celui des générations précédentes, grâce à la médecine, à l’hygiène générale (sport, médicaments, suivi, etc.), mais pour partager des idées glanées dans mes lectures. En l’occurrence, elles proviennent toutes d’ouvrages cette fois de Boris Cyrulnik, qui décidément nous est indispensable dans ce domaine ! Tout d’abord, il note dans » Sous le signe du lien » que deux facteurs empêchent le vieillissement : l’intellect (pas l’intelligence) qui fait fonctionner notre tête, qui initie des projets, et… le mariage (qui apporte entre autres des « rites » qui ralentissent le temps). Dans « Les nourritures affectives« , il parle de rôle des vieux (osons le terme une fois pour toutes, on est toujours plus vieux que quelqu’un et moins vieux que quelqu’un) et de leur fonction sociale, qui serait de fabriquer du récit. Il faut partager ce que l’on sait, garder un maximum de contacts, tout en préservant des liens émotionnels (J’y vois l’utilité des réseaux sociaux, de la scène, des livres, des articles, des conférences, pour ma part). Boris Cyrulnik écrit encore dans « L’ensorcellement du monde« , cette fois : « J’existais bien avant moi-même sous forme de cellules placées à l’intérieur d’autres transporteurs de vie » et d’expliquer que la vie ne meurt jamais et qu’après 3 millions d’années, il nous en reste sans doute encore 4 millions à vivre. Enfin, d’une manière plus pratique dans « La résilience« , il parle de la nécessaire transmission entre les grands-parents et les petits-enfants. Il reparle du récit : « Quand on est adulte, âgé, on se fait le récit de sa vie et on le livre à d’autres ». Et ces deux réflexions qui me rassurent souvent : « Comme dans la phrase latine, c’est le dernier mot qui donne le sens de tout le parcours, à notre vie » et surtout, pour bien confirmer que chaque âge est essentiel, mais avec des caractéristiques différentes : « Le grand âge est probablement l’âge du sens » !

A quelques semaines, j'étais dans les bras de mon parrain dans le parc de Mouscron !

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