L’intervention de Philippe Geluck et son échange très vif avec Eric Van Rompuy en télévision sont devenus un « buzz » (bourdonnement qui s’amplifie) : plus de mille visites en quelques heures sur ce blog (un record), des liens (même sur You Tube), une page entière dans Le Soir de ce matin, avec l’avis (très tranché et faux) du politicien… Cela amène quelques réflexions, qui soulignent ce que vous en dites généralement : le débat nous a été confisqué, l’emballement des choses s’est fait sans l’approbation des citoyens, les codes politiques et tout ce qui concerne ces pouvoirs semblent à une distance vertigineuse de nos désirs… Etc ! On pourrait aussi et surtout parler (et je l’évoquais ainsi) de cette incroyable dérive du spectacle et des images. Tout passe par là, bien au-delà des principes (on le sait depuis longtemps à présent) et c’est sans doute ce qui a été le plus frappant dans cette intervention de Philippe (qui m’a fait penser tout-à-coup à celle de Daniel Balavoine face à Mitterrand en France) : on monte sur la scène (en principe réservée au pouvoir) et on casse le système, l’image : ce n’est plus du jeu ! On y réfléchissant hier, et en relisant des notes prises au cours de mes lectures, j’ai trouvé beaucoup de résonances : « Quand le présent est trop indigne du passé, le futur se venge » (Sollers), sur le pouvoir: « Nous voulons tous être célèbres; or, dès l’instant où nous désirons « être » quelque chose, nous cessons d’être libres » (Krishnamurti), « Haletons après une renommée qui ne volera pas à quelques lieues de notre tombe ! » (Chateaubriand), « Il y a fort à parier que le rire qui naît de l’humour humanise ceux qui le partagent » (Humbeeck), etc. Le partage c’est bien la base des discussions ?

Lunettes et faux nez à la Groucho Marx : tout est spectacle !

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