Nous le savons : si la transmission de ce que nous sommes, de ce que nous savons, de ce que nous ressentons, de ce que nous croyons, passe par les enfants; tout cela passe aussi, mais d’une autre façon, par les petits-enfants. Car bien sûr le temps a poli et a affiné nos idées comme notre façon de vivre : tolérance, patience, décontraction, expérience, etc. Les rapports sont donc plus libérés, sans doute aussi plus naturels. Il existe quantité de livres là-dessus. Aujourd’hui, on pense d’ailleurs différemment qu’à l’époque de « l’art d’être grand-père » de Victor Hugo. Qu’importe ! Le contact émotionnel est direct. L’enfant et le petit-enfant, comme l’écrit Luc Ferry, sont devenus « aimés »; ils font partie de notre amour, de nos préoccupations majeures. Ils font partie de cette nouvelle grande recherche de sens, d’un nouvel humanisme (qui comprend à la fois notre individualisme et la globalisation). Hier, la plupart de mes 11 petits-enfants étaient venus fêter mon anniversaire : les entendre chanter cet événement, recevoir leurs bisous et leurs cadeaux, leur parler, les écouter, les voir « être heureux » parce que « en famille » et « un peu plus libres » qu’en temps normal est un vrai bonheur. Et puis, on peut déceler aussi ce qui passe de génération en génération, de qui ils tiennent tel ou tel trait de caractère. Pour tous, un certain humour en tout cas. Un seul témoignage ce dessin de Matis (4 ans) ! Vous aurez compris que c’est un « chauve qui sourit! », leur grand-père ! Ah, le bonheur !

Le chauve qui sourit ! de Matis...

 

 

Publicités