On n’y échappe pas : c’est – toujours – un moment où on fait le point, même l’espace d’une minute, d’une réflexion. On sait bien que ce jour anniversaire ne change rien au temps qui passe, qui, lui, ne s’arrête pas, même s’il peut se distordre : il avance, fleuve charriant tout ce qu’il accroche le long des rives de notre vie terrestre (car le temps n’existerait que sur Terre et dans cette vie humaine, si j’ai bien compris): visages, chagrins, paysages, peurs, maladresses, erreurs, plaisirs, éblouissements… Cette fois, alors que depuis très longtemps je n’aime pas trop ces fêtes décidées, c’est l’occasion depuis hier soir de me rendre compte de l’incroyable chance que j’ai d’être vivant, intensément en vie. J’ai une pensée globale pour tout ce qui m’a permis d’en arriver là, à ce que j’appelle le bonheur. Toutes les personnes que j’ai croisées et à qui je dois ma « personne » : j’ajouterai même celles qui m’ont égratigné, blessé, mal compris, parce que cela nous construit aussi ! Celles qui m’ont donné des pistes de réflexion, qui m’ont montré l’exemple, qui m’ont aimé. Pour toutes ces raisons (et comme je me sens reconnaissant), je suis persuadé que nous pouvons forger notre destinée (contrairement à cette marionnette qui me représente et que quelqu’un m’a un jour apportée à la télévision !). Aujourd’hui, avec émotion, je n’ai qu’un mot à écrire, à dire, à penser –  et avec « amour », n’est-ce pas le plus beau mot de la langue ? – c’est « merci »  !

Nous ne sommes ni un numéro ni une marionnette !

 

 

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