Nombreux sont ceux qui déjà réagissent à l’actualité, immédiate et accidentelle, et j’essaie toujours lorsque j’écris aujourd’hui de penser à d’autres choses, qui peuvent nous emmener ailleurs, par exemple au fond de nous-même, de notre réflexion. Ce peut être par l’évocation de la culture, de la nature, de souvenirs ou d’espérances. Une manière de se ressourcer (comme ont dit beaucoup), une manière d’équilibrer justement la vie : elle est reliée en effet à tout ce qui se passe dans le monde, autour de nous ou très loin (une naissance dans sa famille et des mineurs sauvés au Chili, l’inauguration de la rue par les échevins ceints de leur écharpe et un président iranien provocateur, etc.), mais elle ne peut avancer que si elle est également reliée régulièrement à notre pensée. Il est difficile de dire si le cerveau et la pensée qu’elle produit font partie d’un grand tout, d’une sorte de sphère universelle. Nous le saurons sans doute un jour. Ce que je ressens depuis longtemps, c’est que cet équilibre entre la solitude enrichissante et le contact avec ses frères humains est indispensable. En cela, l’écriture est parfaite : le brouhaha extérieur, puis le silence de la création ! L’un nourrissant l’autre ! Cela dit, il est parfois des événements, des déclarations, qui touchent au point d’avoir envie de réagir malgré tout, avec les autres… J’ai retrouvé ci-dessous l’affiche de ma participation à une ancienne campagne anti sida. Disons qu’elle reste d’actualité, hélas !

 

Campagne anti sida de 2007

 

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