Hier, j’étais invité en direct dans une nouvelle émission « Mais oui Mais non, Meillon » présentée par Hervé Meillon, figure mythique de l’audiovisuel belge et international, sur Radio Judaïca. Une émission bigrement intéressante et bien préparée, comme il n’existe presque plus : extraits de voix retrouvées (pour parler de personnalités : Berger, Picasso, Sapritch, dans le désordre, pour citer des exemples), enchaînement préparés, questions calibrées (et qui tiennent compte des réponses !), pertinence, etc. Une émission en direct mais qui sera rediffusée plusieurs fois et aussi dans la francophonie. Comme cela fait du bien de savoir que ce métier radiophonique existe encore sous cette forme très professionnelle ! Cela redonne des couleurs aux ondes ! Avant l’émission, je suis allé m’asseoir sur les bancs de la place Flagey (si joliment rénovée), où j’ai passé mes premières années de radio. J’ai revécu le premier jour de ma vie à la RTB en septembre 1963… Pas de nostalgie cependant; plutôt une vision du trajet, de l’évolution des choses et des mentalités. Mes émotions sont intactes, quand j’y pense et aucun regret ne plane. Seul le grand étonnement, émerveillement, d’avoir pu vivre ainsi autant d’années de bonheur dans un métier que j’aime. Oh, la première discussion dans le café du coin avec la personne qui m’avait engagée : ai-je fait le bon choix ? Et sa réponse confiante en mon avenir ! Dans cette dernière partie de ma vie, dégagée du carcan de la vie active, je peux choisir plus librement mes projets avec mes amis ; en quelque sorte recueillir les fruits de la lente et fabuleuse poussée de l’arbre de mon existence ! Garder ses racines et faire avancer très loin les branches, c’est une belle façon d’évoluer et de ne pas vieillir.

Photo du bâtiment mythique de la radio, place Flagey, à Bruxelles.

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