Ce n’est pas de la mélancolie, mais c’est juste un regard sur le passé. Qu’est-ce qu’une vie ? Qu’est-ce que ce temps qui passe et que l’on remplit comme on peut ? Je me suis rendu compte qu’on possède peu de latitude (on sait ce qui nous façonne : hérédité, évolution des espèces, naissance, environnement, culture, famille, éducation, etc.) et que tout ce qu’on peut réellement faire se résume à deux choses : Faire fructifier au mieux ce qu’on a comme don(s) et envisager positivement la vie (autrement dit, s’inscrire dans l’évolution en croyant que cela est bénéfique au grand mouvement de l’existence, des existences). Pour le reste, nous savons peu de choses sur notre présence sur terre, sur ce « passage » où nous faisons de notre mieux. Bien sûr, on peut ne pas être seul pour vivre, même si tout de même on peut se dire comme Miller : « Je ne suis pas seul. Je suis au milieu d’autres solitaires » : on nous a offert l’amour. Il est le moteur de tout ce que j’explique là; toutes les sortes d’amour. Peut-être comprendrons-nous un jour (ailleurs ? Ici ? Hors du temps ? Dans l’infini ? Dans l’énergie ?) la raison (mais n’est-ce pas une invention de l’homme que la raison ?) de notre passage terrestre ? Sans doute. En attendant, j’aime à croire que tout est vivant, illuminé, d’une énergie rayonnante et que nous pouvons nous baigner dans cette lumière ! Alors, il reste à vivre intensément chaque moment : cette aube où j’écris, ces rencontres prévues aujourd’hui, ces lectures envisagées, ce travail de textes, cette promenade quotidienne pour respirer le parfum si envoûtant des bois sous la pluie ou après la pluie d’automne, ce sourire échangé…

Une future libellule ! Nous sur terre ?

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