En existe-t-il une autre que la marche « à pied » ? Oui, « à reculons », par exemple… Cela dit, c’est un exercice qu’on devrait faire quotidiennement. Mon médecin me dit que deux fois par semaine c’est bien déjà. Mais j’aime suivre une discipline acceptée et voulue (comme celle de ne rien boire d’alcoolisé), donc se dire : je marche tous les jours durant une bonne demie heure est plus facile à suivre. Quel que soit le temps, bien entendu. J’avais ainsi un parcours dans le bois de Halle, que j’ai suivi durant des années, en promenant mon chien (la dernière était une chienne : Maya), mais sa disparition a rompu l’habitude. Depuis que je l’ai reprise, je me sens mieux. La vitesse de la marche a quelque chose de l’ordre de la remise en place normale des idées, loin du stress, de la compétition, de la vitesse accélérée du monde dans lequel on évolue souvent. Et puis, j’aime assez suivre le rythme et le changement de la nature elle-même: ainsi les buissons, la terre des sentiers, ont des mouvements qu’on perçoit au fil des jours. Cela devient un peu « poncif » ces temps-ci, mais cette inscription « naturelle » dans la « nature » (j’allais même écrire « Dame Nature » !) nous remet en situation de vie, d’existence, à notre place au fond dans l’évolution et dans le cycle de la grande énergie vitale. J’aime tout cela, d’autant que la fin de ma promenade traverse le cimetière de Halle et que j’y constate la brièveté de notre passage sur Terre. Mais je demeure en état d’optimisme !

(Une photo prise durant mon adolescence lorsque, scout, j’ai appris à marcher à travers bois, sur de longues routes interminables, mais avec tous les sens en éveil )

Publicités