Et voici les jacinthes bleues !

Oh, le vacarme de l’actualité ! Les “estimations”, les “déclarations”, les “imprécations”, les “machinations”, les “conjurations”, les “manipulations”, mais aussi les “ambitions”, les “désertions”, les “confusions”… Loin de tout cela, voilà que dans le bois de Halle, comme tous les ans, fleurissent les magnifiques (et protégées) jacinthes bleues. Plusieurs personnes proches et que j’apprécie m’ont fait parvenir tout simplement des photos de leur promenade et de leur bonheur. Il n’y a pas grand-chose à ajouter : une grande respiration qui nous met en accord avec la nature, qui calme et efface les mots inutiles, répétés, criés, qui ne sont que le reflet des ambitions humaines ; un grand apaisement de l’âme, une sérénité, que l’on est étonné de sentir revenir aussi vite en soi ; une envie de remettre de l’ordre, de redonner une hiérarchie cohérente des événements de la vie… et donc de se libérer un moment de ce que les anglo-saxons nomment le phénomène “FOMO” (The Fear Of Missing Out), la peur de rater quelque chose, la frustration de ne pas participer ! Il faut s’en détacher… et la vision des jacinthes y aide de manière tellement douce ! (Les jacinthes, vous l’aurez compris, ce n’est qu’un exemple pris dans ma réalité d’aujourd’hui, mais l’on peut transposer à bien d’autres choses…)

Dans les bacs…

Les mots s’entrechoquent parfois et font naître des correspondances dans le temps, dans l’espace. Ce matin, j’entends passer – avec ce bruit caractéristique et cette relative lenteur – le camion-poubelles… Et je repense à l’évolution du traitement de ces déchets ménagers, leur tri, leur recyclage. Lorsque j’étais enfant, à Mouscron, dans ce qu’on nomme aujourd’hui la Wallonie picarde, au sud-ouest de la Belgique, nous appelions “bac” cette poubelle d’aluminium (un mot de Eugène-René Poubelle), qui attendait toute la semaine près de la cuisine à l’extérieur et dans laquelle, en soulevant avec dégoût le couvercle, nous allions jeter les “restes” des repas… (Bonjour les “microbes”… tiens un mot qui tend à disparaître aussi !) Et puis passaient les éboueurs (vidangeurs, au Québec ! Agent de propreté urbaine, aussi !) et nous suivions leur avancée au bruit fracassant des poubelles (presque) vides qu’il rejetaient sur le trottoir… Aujourd’hui le mot “bac” fait toujours partie du vocabulaire des animateurs de radio branchés, comme “opus” ou “éponyme”. On annonce la sortie d’un CD en disant qu’il est “disponible dans les bacs” (les rayonnages des disquaires ou des grande surfaces, avec leurs têtes de gondole). Et puis, à peine le temps d’en discourir, et le mot devient presque obsolète. Les téléchargements (payants, je vous en prie ! Pour le salaire des artistes, au moins !) balaient en quelques années cette façon de consommer ! La vie évolue avec une telle rapidité ! Alors je pense à tous les autres sens de bac : ce bateau plat qui sert à traverser un cours d’eau (oh, celui qui nous menait dans l’île du Bois de la Cambre !) ; le baccalauréat, dont on a raccourci le terme et surtout le “bac à sable”, que les journalistes emploient souvent comme métaphore lorsque les politiciens se chamaillent !!!

Un bac à sable attendant les enfants ou les politiciens !

Le journalisme c’est tout dire ?

Êtes-vous comme moi à vous demander pourquoi on nous inonde d’images d’un tueur norvégien ? Pourquoi consacrer de précieuses minutes d’information à relayer son point de vue insensé et raciste, son sourire écoeurant, et j’en passe… ? L’ironie indécente est encore, comme je l’ai vu, d’expliquer en nous montrant le tout (en allant de ce fait dans son sens) que c’est donc ce qu’il voulait faire : répandre ses idées ! Mais quelle est cette déontologie journalistique ? Cette indécence ? (Les 77 morts ne suffisent pas ? Les précédents qui ont déjà abouti sur d’autres actes semblables ne suffisent-ils pas ?) Ne peut-on décider (comme un cordon sanitaire) de ne pas faire étalage de ces informations nauséabondes ? J’ai eu un semblant de réponse il y a quelques jours en entendant un responsable d’information déclarer que : “Le journalisme était de tout dire !” Où a-t-il suivi des cours de journalisme ? J’avais une plus haute idée du journalisme : celui du choix, du respect de celui qu’on informe, de la décence, une déontologie quoi ! Et réfléchissons un instant sur la raison de cet étalage en début de JT (par exemple), c’est non pas l’information, car ce peut être dit de manière condensée, sans image du poing tendu, sans détails scabreux (je parle aussi des victimes et des pleurs)… non, c’est la recherche d’un plus large public, pour forcément des raisons économiques et financières, dans un contexte de concurrence et de surenchère médiatiques. Acceptons-nous comme ce fut le cas ailleurs une page “porno” dans notre journal, afin qu’elle finance le reste ? Pas moi ! Je préfère alors, de loin, ne plus participer à ce voyeurisme malsain et collectif et me promener dans le bois pour découvrir les premières jacinthes bleues, jusqu’à ce que ce monde retrouve son bon sens !

Tout est dans tout

Tout est dans tout, autrement dit : chaque pensée et chaque action ont une influence sur soi, sur les autres, sur la marche du monde. Nous le savons. Alors que veut dire ce discours angélique, entendu plusieurs fois depuis les récentes tragédies ? J’entends dire que la violence (des jeunes, relativement nouvelle, et des autres) n’aurait pas du tout été inspirée par les images de brutalité, par la télévision, par le Net, par les jeux vidéos ? Vous pensez que tout le monde peut faire la part des choses entre la réalité et la fiction ? Vous pensez que le sang, les armes, les guerres ne s’impriment pas dans notre cerveau avec plus ou moins de force, de récurrence et que cela ne banalise pas, n’incite à rien ? Que mettre en tête de journal tout ce qui va mal n’a aucune conséquence ? Qui peut le croire ? Dans d’autres domaines, les dommages sont les mêmes : l’incivisme (on l’a déjà évoqué), la langue française, que j’aime… Je pense d’ailleurs que la manière incorrecte et vulgaire de parler dans les médias a une plus mauvaise influence sur la langue que les raccourcis pratiques des sms ou des twits ! Quand j’entends “pallier à”, “la gente féminine”, “solutionner” (au lieu de résoudre”, “waouw” (?), etc. ; de même quand j’entends “foutre”, “ta gueule”, “merde”… même si ces mots vulgaires sont affadis par justement leur usage intensif, on ne va pas me dire que cela n’influence pas la manière de parler de ceux et celles qui regardent ! Vous allez me dire que c’est le cours normal du temps, la lente dégringolade vers la médiocrité, la désinvolture, (et même la démocratisation est un de ces alibis, qu’on nous oppose au bien parler), le manque de travail (combien de fois un journaliste vérifie-t-il le genre d’un mot dans le dictionnaire usuel ? (“un” interview ?) Et vérifie-t-il son sens pour ne pas exagérer : “le chaos” sur nos routes ? Quel terme utiliser ensuite à propos des combats dans les villes de Syrie ? Un “super” chaos ? … Peut-être est-ce ainsi que les choses se passent, mais je crois surtout qu’à force de se pencher vers le bas, on y tombe ! Et c’est à ceux qui ont le pouvoir (médiatique dans ce cas, mais aussi politique, familial, scolaire et toutes les autorités) de faire le nécessaire pour tenir bon, inverser ce laisser-aller… Comment ? En suivant simplement les règles de déontologie, celles de la grammaire, celles du bien-vivre ensemble, celles de la décence… et en fin de compte, l’idée d’un certain optimisme, qui engendrera une espérance qui fait tellement défaut. Je ne veux surtout pas donner de leçon, je sais combien tout cela est difficile (et non “complicated/compliqué” comme on dit aussi !) ! C’est simplement les remarques d’un prétendu spécialiste qui affirmait que rien n’avait changé depuis l’arrivée de la télévision, du net… qui m’ont fait bondir ! Et vous ?

La place Madou en jaune…

Vos réactions aux premières images du futur piétonnier (belgicisme bien joli !) de Saint-Josse, autour de la place Madou sont compréhensibles… Mais c’était une information incomplète. Ce jaune est bien sûr provisoire, puisqu’il indique sur le sol l’emplacement qui sera réservé aux piétons et reconstruit avec toute la sécurité possible. C’est ce samedi dès 14 heures que cette “installation” provisoire sera montée complètement (avec des carcasses de voiture plantées d’arbres qui indiquent symboliquement ce projet, voir ci-dessous) ! Si je suis ce projet c’est aussi parce qu’il m’a été bien expliqué par mon fils aîné, architecte à Suède 36, pilote du projet et parce que Jean Demannez, le maïeur, est un artiste que j’ai connu dans un chouette Band des années 60 ; lorsque nous étions jeunes ensemble ! ça ne s’oublie jamais ! Et l’artiste (Ah, la JazzStation” !) ne dort que d’un oeil sous l’homme politique ! Toutes les couleurs ont été envisagées, m’explique Christophe, le rouge aurait fait plaisir à la commune, le vert à Zoé Genot qui vit dans cette commune, le blanc est salissant, le bleu a été utilisé à New York dans les mêmes circonstances déjà, l’orange aurait plu au CDH installé sur la commune, etc. Donc le jaune, qui est la couleur des bandes provisoires le long des trottoirs, est un bon choix “provisoire” et ensoleille tout le quartier. Celui-ci va revivre, et les commerçants de la place et des rues qui l’entourent sont ravis ! On va pouvoir aller encore plus facilement chez Michel Kacenelenbogen, dans ce magnifique Théâtre du Public, qui m’a donné mes premiers bonheurs sur une scène, il y a quelques années seulement ! Cela dit, je vous retranscris le mél de Christophe avec le programme et l’intention :
RDV donc samedi 14 avril.
14 h : Fanfare, jeux anciens, sport
15 h : inauguration officielle
20h30 : Film en plein air “Les Barons”, présenté par l’acteur Mourade Zeguendi qui joue le rôle d’un des 3 Barons du film et qui habite Saint-Josse.
“Walking Madou” est un projet monté dans l’urgence, en quelques semaines, imaginé par Suède 36 avec l’Atelier Bink et Open air. Un truc de dingue avec des voitures de la casse qu’on va peindre en jaune et planté d’arbustes, des manchons à air dans le vent de la tour Madou, un point info (designé par Mathieu Gabiot et Martin Leveque), des éléments fitness de rue, des bacs à plantes, des forêts de potelets, des chaises de récup’ rivés au sol, le tout enrobé de couleur jaune…
Un événement mis en place avec l’aide précieuse d’un énorme réseau enthousiaste, et plein de gens qui travaillent à le rendre possible à la Région et à la Commune de Saint-Josse. On espère qu’il va marquer les esprits durablement. Et amorcer, enfin, une vraie reconquête de l’espace public et des quartiers commerçants de centre ville, sacrifiés aux seules voitures depuis trop longtemps… Votre présence nous sera précieuse, ne laissons pas les grognons animer, seuls, le débat. Au plaisir de vous y voir…

Ne boudons pas notre plaisir !

Au lendemain de la finale de l’émission RTBF (à la Médiacité de Liège que je découvrais enfin ! Bravo !), une formidable réussite, “The Voice Belgique”, ne boudons pas notre plaisir ! Ces quelques semaines ont été rafraîchissantes et ont permis à notre télévision de service public d’élargir son audience, de rajeunir son image et pour tout dire d’être non seulement dans le mouvement des nouvelles technologies, mais d’y être en pointe ! Qui l’aurait crû ? Elle a mis ses talents, nombreux, au service de cette émission et donc du public, mais aussi les moyens ! L’exemple d’une équipe complète et jeune au service du Net, des twits, de FaceBook le démontre, l’exemple de la radio associée à l’évènement télévisuel aussi ! Ce n’est qu’un divertissement, un jeu, mais c’est également une manière de découvrir de nouveaux chanteurs et chanteuses. C’est aussi une belle manière de se rendre compte de notre identité : on préfère “enfin” le modèle francophone belge à celui de Paris; car nous sommes plus dans la légèreté, dans la gentillesse, dans l’auto-dérision. (Et le fait d’avoir hissé Daisy jusqu’en finale et de lui avoir adressé quelques mots en néerlandais m’a ému ! Comme si cela remuait nos racines profondes, quoi qu’on en pense !) La compétition elle-même, les commentaires des “coaches”, me semblaient secondaires par rapport à cet engouement général pour une émission qui nous ressemblait ! (Le texte de Juan d’Oultremont (pour Lafontaine) “Coeur de loup” n’a jamais résonné aussi bien !) Enfin, je continue à me dire que tout ce qui permet de se parler, de communiquer, d’échanger (même si ce peut être parfois artificiel) est une évolution positive ! Donc, je blogue, je facebooke, je twitte… et je pense que cela vaut bien les “amicalement” que je signais jadis sur des photos à la sortie des studios ! (Mais je sais que rien ne remplace la réalité, vous vous en doutez bien ! Je répète : ce n’est qu’un divertissement passager, mais ne boudons pas non plus notre plaisir !)

Trois générations réunies pour le plaisir d'un soir !

Promenons-nous dans les bois !

Quand c’est possible, arpenter les chemins dans les bois demeure le meilleur des traitements pour combattre l’angoisse du monde contemporain. Avec quelques règles de base, – vous avez remarqué comme c’est simple : on garde des racines, qui sont les normes, et on évolue en ne les quittant pas de vue ; on y ajoute l’évolution de l’homme. C’est ainsi pour le travail, la vie en société, l’usage de la langue française même ! – des règles comme celle de ne pas regarder sa montre et celle de ne pas s’encombrer d’un téléphone : vous en revenez différents. Tout est concevable quand vous laissez la nature agir, c’est finalement en son sein que l’homme se sent le mieux. Au fil de ces promenades quotidiennes, je redécouvre parfois dans ma mémoire des poèmes. Rien n’est le fruit du hasard : « Les arbres des forêts sont des femmes très belles / Dont l’invisible corps sous l’écorce est vivant. » écrit Pierre Louÿs dans « Les hamadryades ». Ce matin-là en rentrant, j’ai feuilleté « Sagesse des arbres » et j’ai découvert la comparaison que faisait Paul Claudel entre l’homme et l’arbre : « L’arbre seul, dans la nature, pour une raison typifique, est vertical, avec l’homme. Mais un homme se tient debout dans son propre équilibre… L’arbre s’exhausse par un effort. » Non, je ne connaissais pas le sens de l’adjectif « typifique » et cela m’a entraîné dans des recherches. Le verbe typifier est rare et signifie qu’on associe facilement à un type. En ce lundi de Pâques, alors que les malheurs sont tellement visibles par l’intermédiaire des médias, cette parenthèse m’apporte à chaque fois des réflexions diverses. Je repensais hier soir au film « Bienvenue, Mr. Chance» avec Peter Sellers, où ce jardinier énonce des évidences qui sont prises comme des conseils de vie et de politique par le président des États-Unis. Et si c’était ce qu’il fallait faire ? Pas dans un film, mais dans la réalité. Je découvre les bosquets, les futaies, les clairières différents de saison en saison. Au printemps, je me souviens de l’envahissement des branches feuillues et denses ; à l’automne, ces mêmes lieux me semblent presque rangés, déblayés, puisque le surplus de la flore jonche à présent le sol. Et j’y ai vu une comparaison avec notre vie et les âges : adolescent avec ses possibles, sa fougue et adulte avec son calme, son expérience. Ne devrions-nous pas tous nous ménager des « entre-temps » ? Cela permet d’affronter la jungle de la vie. Et le mot jungle est intéressant et colle au propos. « Une société sans injustice, sans corruption, sans privilèges, et où la règle ne sera plus celle de la jungle : l’entre-mangement universel » écrivait Roger Martin du Gard dans « Les Thibault ». Car après ce moment de décontraction, il est plus aisé ensuite d’être tolérant, d’écouter, de comprendre. Que ce soit au bureau, dans les embarras de la circulation, en famille. Je ne fais pas de morale simpliste, je constate tout simplement. C’est une recette que je vous livre. Je la préfère à celle d’être « pendu », comme dit l’expression (pendu aux basques, pendu au téléphone, pendu au nez), aux nouvelles, aux rebondissements de l’information, tout cela qui nous encombre, qui nous angoisse, qui nous perturbe et contre quoi nous ne pouvons pas faire grand-chose en général. Une exception (rare par définition), mais de taille : la bonne nouvelle. Celle qui réjouit le cœur, celle qui nous fait vibrer avec les autres, celle que nous commentons avec un sourire ému : la naissance d’une jolie petite fille, par exemple. La naissance d’un être est certainement l’événement le plus extraordinaire à vivre au cours de notre aventure terrestre. C’est le prolongement de ce que nous sommes. Mais c’est aussi et surtout cette incroyable et soudaine fusion du corps et de l’âme. En parle-t-on encore assez de cet aspect des choses ?

Question de savoir-vivre ?

Rien à faire, je ne parviens pas à effacer cette séquence d’un JT de la semaine, ou peut-être de la semaine dernière, au cours de laquelle on voyait notre ministre de la Défense, Pieter De Crem, (Minister van Landsverdediging en burgemeester van Aalter (CD&V)…) s’expliquer devant nos représentants élus. Ce qui me frappait, c’est qu’il le faisait les deux mains en poche… avec une familiarité, une désinvolture, disons une grossièreté et un manque de civilité qui m’ont vraiment choqué. C’est deux fois rien, soit ! Ce n’est pas pire que les injures qui volent bas entre les candidats à la présidentielle française et qui sont glissées entre les “régaliens”, les “fondamentaux” ou les “vraies questions” ! Mais je me demande si cela n’a pas d’incidence sur tout le reste : les incivilités, comme on dit pudiquement, les déprédations, les tags, les déchets jetés dans la rue… (Rudy Demotte me racontait l’autre jour qu’il avait dans sa bonne ville de Tournai ramassé une canette jetée sur le trottoir par un passant indélicat et l’avait sous ses yeux mise dans une poubelle publique… ça c’est du bon exemple, non ?) Bon, à présent que j’ai écrit ce que j’avais sur le coeur depuis ce Journal Télévisé, j’espère que l’image s’envolera vite… J’aime cette réflexion de Lao-Tseu : “La façade d’une maison n’appartient pas au propriétaire mais à celui qui la regarde”Bon week-end de Pâques !

Harmonieux ?

Optimiste malgré tout !

Ce n’est pas la première fois que j’aborde ce thème. Je suis à la fois un optimiste et quelqu’un de lucide. Mais l’optimisme est devenu pour moi une hygiène de vie. Or, j’apprends ces jours-ci que chaque pensée optimiste (et l’inverse est vrai aussi) déclenche dans le cerveau une activité bénéfique à l’énergie. Être optimiste ce n’est pas être béat et imbécile, c’est vouloir dépasser les obstacles, croire en quelque chose malgré tout, penser qu’on peut arriver à un résultat, miser “d’abord” sur la confiance avant la défiance. Je ne sais pas pour la Belgique où je vis, car cela paraît moins tranché, mais un spécialiste français affirme que les Français sont optimistes pour eux-même et pessimistes à l’excès pour leur pays, les autres ! C’est une bonne formule qui rejoint le mot de Jules Renard “Ce n’est pas tout d’être heureux encore faut-ils que les autres ne le soient pas !” (et j’ajoute cette définition du pessimiste donnée par Oscar Wilde : “Le pessimiste est celui qui entre deux maux choisit les deux !” Superbe définition !) Bien sûr, tout concourt à ce qu’on se dise que rien ne va : le contexte international, les crises, la pollution, etc. Et tous les journaux ne font que donner le plus souvent les mauvaises nouvelles, accentuant cette impression ; car nous sommes ainsi faits que c’est en général le malheur, la catastrophe, l’accident que tu voulons voir et entendre ! Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Pourtant, une seule bonne nouvelle peut nous insuffler la motivation nécessaire pour vivre mieux et encore. Cette image trop utilisée du verre à moitié vide ou à moitié plein résume cependant toute la situation. Si nous le voyons plein, nous sourions, nous sommes heureux, nous affrontons la vie ! Si nous le voyons vide, nous hésitons, nous nous disons à quoi bon, nous sommes désespérés… Je vous le disais : c’est un choix que chacun peut faire, c’est une discipline de l’esprit ! Cela peut aussi s’apprendre, cette façon de voir les choses peut se gagner… Je me souviens d’une amie très pessimiste. Elle râlait continuellement sur le mauvais temps qui sévissait sur nos régions. Un jour, je la vois alors qu’il fait un temps merveilleux et ensoleillé et je lui dis : “Alors, cette fois, rien à redire, le temps est beau ?” Elle me répond – c’est la stricte vérité ! – “Oui, mais on annonce de l’orage pour ce soir !”… Sans commentaire !

Rendez-vous chocolaté à Virton !

Lundi 2 avril, 20h00, dans le petit bijou de salle du Franklin, 12, rue d’Arlon à Virton, je serai sur scène avec mon iPad discrètement lumineux et vous dirai le bonheur que j’ai à vous rencontrer ! (S’il reste des places il vous faudra téléphoner au 063/44.01.59 ou envoyer un mél à culturevirton@skynet.be – j’ai vu que l’entrée était de 5 euros !) Je vous parlerai de la tentation du chocolat, de la petite histoire (avec ses rumeurs, ses anecdotes, ses côtés insolites), du chocolat belge – le meilleur du monde ! – du chocolat et la santé, etc. Bien entendu je vous confierai aussi pourquoi je me suis intéressé au chocolat et finalement – comme on le fait pour le vin ! – comment bien déguster une praline ! (“Praline” une invention et un mot belges !). Si l’eau vous est venue à la bouche en lisant ces quelques lignes, alors n’hésitez pas, on bavardera ensemble ce lundi soir !

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