Alors que se multiplient les annonces assez ridicules de “fin du monde” selon des calendriers mal interprétés ou désuets, on peut se dire que nous sommes toujours occupés de vivre la fin du monde. On vit la fin de quelque chose dès que cela commence. Notre propre vie est forcément un cheminement de la naissance à la mort. La question est plutôt : recommence-t-on ou continue-t-on ? On dit que la conquête (:-)) de l’espace n’est pas seulement faite à des fins militaires mais aussi de survie de la race humaine (le beau roman de Bernard Werber l’évoque : “Le papillon des étoiles”), une fois la planète Terre usée ou trop petite, etc. Cela dit, que faire d’autre d’efficace si ce n’est vivre intensément et en accord avec les autres et la nature ! Ce n’est déjà pas simple, mais ce peut être tout simplement utile ! Au-delà de l’anecdote, on retrouve plus qu’avant les voyants, astrologues et prévisionnistes de tous styles ! Et ce retour de la superstition comme refuge est plus pathétique, je trouve ! J’ai douté de l’intelligence de Mitterand quand j’ai appris qu’il “consultait” régulièrement ! Comme les sacrifices antiques, les tauroboles qui ont répandu du sang durant si longtemps ? A-t-on vraiment besoin de tels expédients ? Les misères – amoureuse, affective, sociale – s’amplifient-elles à ce point ? Un peu de sagesse, de distance, de compréhension, de tolérance et beaucoup d’amour, de fraternité, d’entraide, voilà ce qui est essentiel ! Je ne veux pas que des “cartes” ou une “boule de cristal”me prédisent des lendemains heureux, je les espère tout seul en aimant ! 
La fin du monde
03 Mardi jan 2012
Posted in Dialogue
Je ne crois pas non plus en tous ces voyants et autres astrologues mais compréhension et tolérance me semblent utiles lorsqu’on en parle
Bien sûr, je ne dis pas le contraire. Dommage qu’il faille cela, c’est tout ! Merci pour le commentaire, Laura !
Peut-être auront nous une fin du monde similaire au roman de Barjavel “Ravage”?!
Personnellement je suis loin de croire à toutes ces balivernes écrites dans un but commercial. Je préfère profiter simplement des miens, comme je le fais tous les jours!
Oui, Barjavel ! Merci pour le commentaire !
” Souviens-toi d’aimer ” Abbé Pierre…
Un bel édito, Mr Mercier
Merci
Merci Betty. Grâce à des individus hors du commun (avec leurs défauts, d’ailleurs) comme lui, on avance !
Je pense qu’il faille voir cela comme une “nouvelle religion”. Après tout, l’homme a toujours eu besoin de s’adresser à une instance supérieure pour avoir réponse à ses questions et les astrologues ne sont que les interprètes de cette instance que sont les astres. En fait, je trouve même cela assez logique : si la fin doit venir d’un quelconque astre, il est assez normal d’essayer de les questionner !
Merci à vous pour votre longue carrière !
Si le but est de rassurer, pourquoi pas ?
Je pense que nous voyons déjà les prémices de cette fin des temps, et pas fin du monde. La fin des temps, est la fin de notre systéme social et économique actuel.
Une redistribution des richesses, une prise de conscience des vraies valeurs de la vie, de notre environnement direct et indirect…
Les scientifiques et les économistes commencent à être d’accord sur la nécessité de ce changement qui, je l’espère, aura lieu le plus tôt possible…
Merci pour ce point de vue !
Chaque soir lorsqu’on s’endort est la fin d’un Monde.
Chaque matin, c’est un nouveau qui s’offre à nous.
Et toutes les nuits pour en rêver d’autres…
De plus, c’est poétique !
S’en remettre ainsi aux astres et autres moyens plus ou moins malhonnêtes de prédire l’avenir nous offre une forme d’échappatoire … une façon de nous soustraire de nos propres vies en laissant les commandes à quelque chose de supérieur (le destin … Dieu … au fond, tout cela se ressemble). Ainsi, quand Mitterand consultait, peut-être essayait-il juste d’alléger un peu le fardeau qu’impliquait sa tâche. Peut-être était-ce une façon de prendre de la distance avec sa fonction et ainsi se débarrasser d’une partie de ses responsabilités. Peut-être …
D’autre part, ceux qui prédisent les grandes catastrophes (et, a fortiori, la fin du monde) ont la côte parce que nous aimons avoir peur. Depuis toujours, nous aimons ce frisson glacial qui nous lèche l’échine quand les histoires de monstres nous sont contées. Cet excès d’émotion, peut-être, nous donne-t-elle l’illusion d’être plus vivant encore. Exister, c’est ressentir … ressentir intensément, c’est exister plus intensément. Triste raccourci, sans doute, mais notre monde n’en est-il pas là ? Nous ne prenons (ou n’avons) plus le temps de savourer … de profiter … d’observer … Il faut que ça aille vite, que ça soit fort, que tout nous soit servi sous forme concentrée. La fin du monde est une peur forte qui pimente nos vies et “croche-piédise” notre quotidien.
Je suis d’accord avec vous, il est grand temps de revenir aux choses élémentaires. A l’amour … à l’amitié … aux sensations délicates … aux joies subtiles … Retrouvons nos yeux et nos coeurs d’enfants afin de revivre plus naïvement chaque petite chose de la vie. Ne vivons pas chaque jour comme s’il était le dernier mais bien comme s’il était le premier.
L’Oursin Vert
Merci pour ce beau message !
Cher Jacques,
Bravo pour ton texte plein de bon sens et de réflexivité.
Bien plus qu’avant, ce dont il faudra se prémunir ce sont les affects, le principe de plaisir, la jouissance immédiate. Et les tarologues, coacheurs et autres divinateurs et chamanes d’occasion sont les “petits” successeurs des mystagogues d’il y a 3000 ans !
“Où c’est vous mêmes qui pensez ou d’autres pensent pour vous, pervertissent et disciplinent vos inclinations naturelles, vous civilisent et vous stérilisent.”
Francis Scott Fitzgerald, in “Tendre est la nuit”
Bonne journée
Patrice Macar (Testament.be)
Merci Patrice pour la réflexion et pour la belle citation d’un auteur que j’ai adoré adolescent !
“Je ne veux pas que des “cartes” ou une “boule de cristal”me prédisent des lendemains heureux, je les espère tout seul en aimant ! ” Merci pour cette belle citation !
Merci Françoise !
Je pense malheureusement que cette quête de fausse spiritualité constitue un signe des temps, Jacques. Tous nos grands managers nous bassinent sans cesse avec l’idée que nous vivons à l’ère de l’incertitude et que nous devons vivre dans le changement permanent. Pour des gens fragiles ou fragilisés, il est vrai que nombre de repères ont disparu. J’ai 41 ans et autrefois, dans les villages, on comptait sur des personnages clés: le bourgmestre, l’instituteur, le curé, le gendarme… Aujourd’hui, l’individualisme forcené fait que la plupart des representants des plus jeunes générations rient au nez de tous ces repères, de ces piliers de sagesse, d’autorité et de vie en commun. Sans parler de l’effritement de valeurs familiales. La nature et l’homme ayant horreur du vide, les difficultés socio-économiques aidant, la précarité augmentant, on se tourne vers tout et n’importe quoi.
Je vous rejoins sur les solutions préconisées : l’ouverture aux autres, le dialogue, la compréhension, mais aussi et surtout, l’éducation et l’enseignement.
Belle journée à toutes et tous.
Merci pour le commentaire et le constat, belle description des certitudes d’antan, en effet !
Voilà ! Mon rêve d’ado se réalise. Corriger “l’ortograffeu” d’un texte de Jacques Mercier. “Les misères amoureuse, affective, sociale”
) Quant à Mittérand je pense que sa voyante était avant tout une jolie femme (à l’époque). Ce qui ne laisse aucun homme de lettre indifférent
Et puis je pense aussi à Malraux qui à sa manière jouait déjà sur ce thème à Madame Soleil.
Penser la suite c’est prédire. Voilà toute l’intelligence humaine. Bonne continuation !
Les adjectifs sont au singulier pour chacune des misères (qui elles s’accordent ) Je me trompe ?
Merci en tout cas pour l’attention !
Vivre en humain, c’est penser la suite et donc prédire. Pas n’importe comment évidemment. Mais la seule chose qui différentie la pensée humaine, son intelligence de celle de l’animal ou de la machine, c’est la capacité à se projeter dans l’avenir avec plus ou moins de réussite… L’animal est toujours dans l’immédiateté, la machine dans le calcul (aussi fins puissent être ses deux facteurs actuellement)
Je me trompe ?
PS : Je propose alors une ponctuation après “misères”
Je la place, cette ponctuation ! Merci pour le message, Laurent !
Un autre point de vue (tout aussi intéressant) publié le 20 décembre 2011 sur le blog de Jean Zin : “2012, l’année de tous les dangers”
http://jeanzin.fr/index.php?post/2011/12/20/2012
Merci pour l’info !
C’est le miroir de ce que nous sommes devenu : des êtres amputés de leur part divine, nourris à la peur. Personnellement, j’ai Foi en la fin d’un monde et en la naissance d’un monde plus conscient, plus divin, plus parfait!
Le terme “fin” et “mortel” est le vocabulaire des hommes, non de la nature. Je crois en un livre millénaire écrit par la nature, où l’Harmonie et l’Abondance sont les maîtres Mots. Exit la peur!
Et Vive la Vie!
Merci d’avoir ouvert ce champs de réflexions.
Merci de le poursuivre !
http://streetgeneration.fr/news/breves/61555/fin-du-monde-la-prophetie-sur-2012-demontee-par-la-nasa-video/
Même la Nasa s’intéresse à la question.
oui, Sophie !
Je retiens de cet adorable article : “Je ne veux pas que des “cartes” ou une “boule de cristal”me prédisent des lendemains heureux, je les espère tout seul en aimant !” ça c’est de la prévision exacte et réelle
Merci !
C’est cette remarque qui est adorable !
En attendant “la fin d’un monde” … je lis dans De Morgen du 02/01/12 : “Armoede neemt toe” La pauvreté augmente.
http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Binnenland/article/detail/1371351/2012/01/02/Armoede-neemt-toe.dhtml
Oui, remettons les choses en place !
Ayant certains dons, je suis tenté de prévoir la fin du monde dans les quelques millions d’années qui viennent, mais il est bien possible que ce soit un 11 ou 12 décembre. Là j’hésite… Thierry Devillé
Je souris ! Merci