Quelle belle expérience que ce concours d’éloquence auquel j’ai assisté hier soir ! C’était organisé par les Baillis de la ville de Mouscron à l’attention des rhétos de Wallonie Picarde. No Télé, la télé régionale la plus ancienne (grâce à mon ami Jean-Pïerre Winberg !) retransmettait en direct, ce qui est vraiment son rôle bien compris ! L’éloquence donc, et la force des mots ! On a beaucoup parlé du Net, de FB, des twitters et des révolutions en cours. Mais ce que j’ai surtout entendu c’est l’enthousiasme, l’idéalisme, les idées fortes de solidarité, d’humanité, d’entraide, d’avenir qui change grâce à la mondialisation… Et – tout comme le jury que je présidais – cela m’a touché, réconforté, rassuré sur les temps à venir. Ces jeunes s’expriment mieux et plus facilement (l’ère audiovisuelle est passée par là !) que ceux de ma génération ! Je suis si heureux de constater que malgré les Cassandre parlant des sms, etc. non seulement le langage est toujours présent, rajeuni mais intact, seulement en évolution, mais les racines ne sont pas coupées. On cite Hugo, on cite Churchill, on cite Martin Luther King… Cette phrase de conclusion de la gagnante, Joy Anciaux : “Le savoir est au bout du clavier” ! Mais tous les six étaient excellents : Laura-Ann Lefebvre, Julien Parcinski (prix de l’impro), Camille Delannois, Jules Leroy et Eulalie Beumier. J’en profite pour féliciter David Vacarri qui présentait en direct ! Des exercices pas si faciles, j’en sais quelque chose ! J’espère que cela donnera envie à d’autres organismes, d’autres villes (j’ai vu que Wavre organisait ça ces jours-ci) de faire de même ! Comment ne pas encourager cette génération montante, les yeux remplis d’étoiles et de sourires !

J’aurais voulu être là et que mes oreilles jouissent…
Ce que je lis sur le net est affligeant.
Mais ne serait-ce pas le retour de l’élite?
Si je puis me permettre, non, c’est un mouvement assez généralisé… et normal, je pense. C’est le résultat justement bénéfique du net, de la culture diffusée, etc. à côté d’effets moins positifs ! Mais n’avons-nous pas été pareils ? Je suis très confiant !
Nous avons eu des professeurs pareils, peut-être. Pour moi qui vivais dans un milieu très modeste, ils m’ont donné des clés: je ne les ai pas perdues et je les utilise chaque jour.
On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l’on sent.
Denis Diderot.
On ne retient presque rien sans le secours des mots, et les mots ne suffisent presque jamais pour rendre précisément ce que l’on sent.
Denis Diderot
Ceux qui ne répondent pas “aux mots” envoyés gentiments (sur un blog par exemple), se croient parfois “plus important” que celui qui les a envoyés en ne répondant pas aux mots, ou est un impoli si les mots étaient eux-mêmes polis.
Ce qui précède n’est qu’une démonstration de la force de simples mots et, une preuve qu”‘aucun mot” peut être aussi fort que des mots.
Un simple mot peut calmer les tensions, comme un mot peut en créer.
Toujours très cordialement,
Luc van Mulders
Autre exemple : dire “je t’aime” dépendta toujours de l’intonation, de la façon, du moment, de la conviction et du ton de la personne qui le dira à une autre pour être apprécié à sa juste valeur.
Tant que les silences ne sont pas de l’indifférence mais plutôt du respect … , comme je le dirai demain à mes lecteurs : http://osezserfix.spaces.live.com