Une seule réflexion, qui m’a été suggérée par différentes messages après la parution sur les sites FB, Twitter, Fans, etc. Sur certaines photos, on peut apercevoir d’autres écrivains qui signaient peu ou pas de livres. C’est une solitude au milieu de la foule qui n’est pas facile à vivre. Et pourtant nous y passons tous dans des lieux comme la Foire du Livre ou ailleurs. Et j’ai connu ça plus souvent qu’à mon tour (et avant qu’on puisse donner des informations sur les réseaux sociaux comme aujourd’hui ! Merci !). A ce moment-là, la relativité des choses nous apparaît. On passe en revue bien des idées : la qualité n’est pas nécessairement quantité, ce n’est pas le moment, la promotion n’a pas été faite, d’autres écrivains bien plus connus m’entourent, cela me permet de songer à ce que j’écris, cela me permet d’observer les gens qui passent… En général, tout le monde respecte cette solitude-là; je n’ai jamais entendu un éditeur ou une attachée de presse reprocher à l’auteur son manque d’amateurs de signatures; ni même un passant venir s’en moquer ou s’interroger ! Mais tous nous avons, écrivain ou passant (lecteur ou non), un léger pincement au coeur, de l’empathie, de la compréhension, de la tendresse… Je tenais à le redire !

Alors la solitude fait du bien j’ai pas pu venir à la foire du livre c’est bien la première année
Mais Bruxelles m’énerve de trop
donc si vous passez par bruges je serais super contente d’avoir une dédicace dans mon livre
Merci Jacques
On ne sait jamais ! Merci pour votre message en tout cas !
Quelle belle empathie! Ca fait du bien de lire cela.
Merci Jacques, que ta journée soit à l’image de ta générosité!
Léa
Chaque année, en déambulant dans la foire du livre ma petite liste en main à la recherche d’auteurs que j’espère beaucoup rencontrer pour partager mon goût pour leurs livres, je vois des auteurs très seuls, qui regardent la foule d’un oeil distrait, et je n’ose pas les interpeller car je sais que je ne pourrai pas faire autrement qu’acheter leur livre et pourtant il y a de belles surprises et des découvertes intéressantes à faire. Il y a tellement de livres dont la presse ne parle pas et qui valent la peine d’être lus.
Pour l’anecdote, j’ai rencontré vendredi Boris Cyrulnik tout seul à son stand, et nous avons échangé quelques mots un peu convenus, certes!
Amicalement Jacques!
J’aurais aimé le rencontrer comme vous !
Cette solitude “professionnelle” peut se vivre à différent niveaux également dans des moments de la vie privée et est loin d’être toujours négative: une soirée où on n’est pas en phase avec ce qui se passe, un repas pas nécessairement convivial, une foule en liesse qui nous dérange: des moments où on peut apprécier de se sentir différent, préférant la qualité et l’intensité de la relation en nombre réduit à l’adhésion au groupe. C’est aussi une autre façon de se sentir vivre, de sentir sa particularité, son corps unique sans être noyé dans le magma ambiant. Merci pour ces réflexions qui sont des étincelles pour la notre.
Excellente réflexion !
Bonjour Jacques, j’ai également vu cette solitude chez certains dont votre voisine qui semblait bien le prendre. Ayant publié il y a une dizaine d’années, je me suis également posé ce genre de questions et je me dis que parfois peu de choses peuvent décider du succès ou non d’une oeuvre et comme vous le dites : le bon moment, le bon sujet, la promotion, les aspects marketing, les événements qui donnent plus ou moins d’intérêt à votre message… Donc de l’empathie certainement. Et puis il y a tellement de nouveautés, c’est frappant à la Foire.
Bonne journée!
Oui, cela fait partie du “métier” je dirais … Mais cela n’empêche tout ce que j’ai écrit ! Bonne lecture !
Et moi je vous ai raté. J´étais sur un stand, et lorsque je suis allée voir la liste des personnes à voir, vous aviez déjà disparu. Dieu que je le regrette, j´aurais pu mettre votre autographe à côté de celui d´Amélie Nothomb ou celui d´Alexandre Jardin, ou encore celui de Boris Cyrulnik avec qui j´ai pu échanger plus que des mots un peu convenus, mais une véritable conversation, ce qui fut l´enchantement de “ma” foire du livre…..
Déception partagée !
Lorsque j’ai été invité par mon éditeur à la foire aux livres de 2005 et ce pour mon livre “Moi, j’ai osé ! ” … j’avais déjà été médiatisé (Ciné Télé Revue, La Meuse, etc…) mais personne ne venait spontanément me demander un autographe. J’ai dû venter les mérites de mon histoire pour que les passants s’arrêtent et soient intéressés. Depuis cette année 2005, je n’ai plus jamais été à la foire aux livres de Bruxelles, par contre, j’ai encore été à d’autres salon pour inventeurs … bien plus agréable en chaleur humaine.
Luc van Mulders blog